Pourquoi il faut y (re)jouer #5 : Panzer Dragoon Orta!

Pour commencer 2014 comme il faut, j’avais plusieurs solutions. J’aurais pu vous sortir une nouvelle review d’un jeu super intéressant, un dossier complet et instructif comme la chronique ESport-Retro, ou encore vous balancer un bon gros pavé de fanboyisme parfaitement assumé. Les plus fidèles d’entre vous l’auront compris, si je me mets à parler de Panzer Dragoon,  c’est que la troisième hypothèse est la bonne. Mais ne vous en faites pas, j’ai de bonnes raisons d’en parler dans cette rubrique. Car à l’instar d’autres séries comme Wipeout (dont j’ai déjà parlé ici), y jouer aura été une expérience marquante. Et peut-être même plus que ça…

 

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… Mais pourquoi autant de fanboyisme, me direz-vous? Petit aparté pour la peine. Personnellement, j’ai découvert la série avec Orta à sa sortie en 2003, donc à l’âge de 13 ans. Je ne suis pas spécialiste de la question, mais pour moi, c’est à cet âge qu’on forge son sens critique ainsi que sa sensibilité artistique. Ce n’est pas le seul titre au monde qui propose une sorte « d’expérience au-dela du jeu », mais sans celui-là, je ne verrais peut-être pas mon rapport au jeu vidéo de la même manière. C’est ce jeu, avec quelques autres (Wipeout, Secret of Mana et j’en ai oublié…) qui m’ont donné envie de vivre ma passion et surtout, de la partager à travers les articles de ce blog. Bref, ce débat mériterait beaucoup plus de place qu’une simple parenthèse, et c’est ici que je la referme… pour l’instant.

 

Raison n°1 : Vous avez dit « fais chauffer les APM! »?

Pour les deux du fond qui roupillent, petit rappel historique. Panzer Dragoon est une série principalement de Rail Shooters en 3D, où le but est d’affronter des vagues successives d’ennemis jusqu’à affronter les boss de chaque stage. Le joueur doit obligatoirement suivre le chemin prédéfini par le jeu (d’où le « Rail ») mais peut toutefois se déplacer dans un certain cadre, pour viser ses ennemis ou esquiver les tirs. Sa distinction la plus connue vient de son gameplay à 360 degrés, vos adversaires pouvant très bien vous attaquer de front comme de dos. Bon, ça, c’était pour les trucs bateaux.

Mais l’originalité d’Orta vient surtout du fait qu’il reprend à son compte une idée présente dans l’opus Saga : les transformations dynamiques de votre destrier volant. Le Dragon peut gagner en puissance en plein milieu des niveaux grâce à des bonus d’expérience à dénicher, mais son vrai point fort, c’est qu’il peut se « morpher » en temps réel entre trois formes différentes : Léger, Normal et Lourd. Chaque version change radicalement la façon de jouer, et le jeu fonctionne grandement sur cette capacité : taille, armement, mobilité, résistance, type d’attaque Berserk, tout est influencé! Plus qu’un simple élément de confort, il faut constamment réfléchir sur la meilleure forme à adopter pour combattre le plus efficacement possible. Cette dimension tactique dynamise réellement le gameplay, et vu la difficulté globale assez élevée de l’aventure (en mode Normal, mais un mode Facile existe aussi), snober quelque chose d’utile pour avancer est un luxe qu’il est difficile de se permettre…

 

Ils ont toute une armée, vous avez un Dragon. L'un des deux camps devrait s'inquiéter...

Ils ont toute une armée, vous avez un Dragon. L’un des deux camps devrait s’inquiéter…

 

Raison n°2 : vous avez dit « Tais-toi et admire! »?

Pour la peine, je vous balance une nouvelle théorie personnelle. Pour moi, un jeu vidéo est comme n’importe quelle oeuvre « artistique » (les avis sont partagés sur cette appellation, d’où les guillemets) : si des gens qui aiment ce qu’ils font en sont les créateurs, c’est souvent une bonne chose. Et dans le cas de Panzer Dragoon, le constat vous saute littéralement aux yeux.

C’est surtout le cas dans cet épisode, qui laisse une Saturn impossible à dompter (c’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle à fait un bide) pour une XBox permettant d’être ambitieux visuellement. L’esthétique à peut-être vieilli sur certains détails, vu qu’il n’y a pas d’artifices comme le cel shading ou le blur, mais la recherche en matière de design et de mise en scène fait toujours son effet. Passant tour à tour du Steampunk à la Fantasy, des machines de guerres au design sans concessions à des ruines qu’on dirait sorties d’un musée d’art abstrait, chaque détail est mis en valeur.

 

Non, ceci n'est pas un niveau caché de Rez. Mais bon, vous pouvez aussi y jouer, je ne le prendrais pas mal.

Non, ceci n’est pas un niveau caché de Rez. Mais bon, vous pouvez aussi y jouer, je ne le prendrais pas mal.

 

Je voulais aussi éviter de ressortir une nouvelle fois le côté musical et sonore dans cette chronique (remarquez, vous savez quoi mettre dans votre MP3 avec moi!), mais pas de bol, il a bénéficié de la même minutie. Plutôt que des discours, deux exemples s’imposent à moi : le générique de fin d’Orta, et celle du niveau 1 du premier opus. Vous m’en direz des nouvelles…

 

Raison n°3 : vous avez dit « Ca coûterait combien, en DLC? »?

Pour être exact, en DLC payants. Parce que bon, on aurait tendance à oublier que les packs de 3 maps pour 15 Euros (ou 100 Francs, j’aime bien les conversions qui font mal) sur CoD, ou encore les Season Pass, ça n’a pas toujours existé. Plus généralement, un jeu peut se permettre de ne pas avoir une durée de vie très élevée si de l’autre côté, elle propose de quoi avoir envie de reprendre la manette une fois l’aventure principale bouclée. En matière de jeux de shoot, on peut avoir un Starfox qui change totalement les stages selon le niveau de difficulté, ou alors Orta, qui est rempli à rabord de bonus…

Les dix niveaux du mode Histoire vous ont laissés sur votre faim? Pas de panique! Il y a déjà une histoire parallèle avec 6 stages supplémentaires. Si vous voulez vous plonger davantage dans l’univers de la série, une encyclopédie et un bestiaire complet sont à débloquer au fil de vos aventures. Mais surtout, et c’est un fait rare, il y a un deuxième jeu entier et gratuit pour les plus tenaces! Et pas des moindres, puisqu’il s’agit du Panzer Dragoon premier du nom. Une occasion de se frotter à un vrai classique du jeu vidéo, mais aussi… d’économiser une bonne trentaine d’Euros. Ou alors vous faites comme moi, vous l’achetez après. Et si vous le faites, vous êtes des gens bien.

 

 

Après ce grand élan de subjectivité, remettons sur les pieds sur Terre deux secondes. Oui, ce Pourquoi il faut y (re)jouer est certainement le plus « fanboy », et le Rail Shooter est un style de jeu très codé et old school. Si bien que tout le monde n’y accrochera pas, même en y mettant de la bonne volonté. Mais la série des Panzer compte parmi les plus respectées de l’histoire du jeu vidéo, et ce malgré le fait qu’elle soit liée à une console méconnue du grand public, et sous-estimée par beaucoup de joueurs. Des jeux « comme on en fait plus, ma bonne dame », qui montrent ce que le jeu vidéo dans son ensemble à de mieux à offrir. Et ça, c’est quand même la classe, vous ne trouvez pas?

PS : vous avez intérêt d’être d’accord avec moi. Fanboy un jour, fanboy toujours!

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