Pourquoi il faut y (re)jouer #2 : Ninja Gaiden sur XBox!

Pour cette deuxième plongée dans mes coups de coeur personnel, j’ai voulu rester dans le thème des Ninjas, que j’ai abordé il y a quelques temps déjà avec les Shinobi. Il faut dire que chez les Teenagersfrançais, largement initiés à la culture japonaise depuis trois décennies, les guerriers de l’ombre lanceurs de shurikens ont toujours eu la côté (et on a pas attendu Naruto pour ça!). Et si j’ai déjà égratigné le second opus dans mon tout premier article, je vais maintenant vous expliquer en quoi le premier est un classique injustement oublié…

 

PS : je ne parlerais pas en longueur des rééditions next-gen de cet épisode (versions Sigma ou Black), ni de Ninja Gaiden 3, tout simplement car n’ayant pas pu y jouer assez pour en débattre convenablement.

 

Raison n°1 : vous avez dit « massacre Champagne »?

S’il y a bien quelque chose à savoir à propos de ce jeu, c’est que dans l’univers des Beat’Em All (des jeux d’action fortement orientés sur les combats, comme Devil May Cry ou Darksiders plus récemment), Ninja Gaiden fait figure de cas à part. Si je devais résumer rapidement, ce dernier est en quelque sorte un combat entre guerriers boostés aux hormones : vous êtes peut-être surpuissant, mais vos adversaires ne sont pas en reste!

Ce qui frappe en premier après quelques minutes de jeu, c’est l’éventail de techniques et de mouvements dont Ryu (Hayabusa de son nom) dispose. Courir sur les murs, rebondir sur un ennemi pour en frapper un autre, esquiver à toute vitesse et contre-attaquer, il peut simplement tout faire ou presque! Ensuite, chaque arme parmi la quinzaine du jeu, au corps à corps comme à distance, peut posséder jusqu’à une trentaine d’attaques différentes, et ce quel que soit la position de votre personnage. Même les plus banals shurikens peuvent devenir redoutables avec un peu d’astuce.

Et pour ça, la maniabilité du jeu a été réglée au millimètre près. On peut lui reprocher d’être parfois un peu brouillon sur certaines phase de plate-forme (le revers de la médaille quand on propose un soft peu scripté), mais voir votre personnage virevolter et réagir parfaitement à vos commandes au beau milieu d’un combat acharné à quelque chose de jouissif, tel un footballeur brésilien martyrisant une défense de ses gestes gracieux (ou juste bordéliques). Peut-être pas pour longtemps, d’ailleurs…

 

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Votre sabre est émoussé? Il vous reste l’option « Je mets les pieds où je veux, Little John »…

 

Raison n°2 : vous avez dit « Game Over »?

Les plus vieux d’entre vous se rappellent certainement des heures passées à hurler d’indignation devant la difficulté ignoble d’un Tortues Ninja, ou même des anciens Ninja Gaiden (la série a notamment eu trois épisodes sur NES, avant de revenir bien plus tard sur XBox). Cette version moderne respecte ses aînés sur ce point, et si vous comptez vous y frotter, vous allez passer de vie à trépas un sacré nombre de fois.

Mais alors, pourquoi j’essaye de défendre un jeu en l’annonçant comme dur? Tout simplement parce que ce Ninja Gaiden vous met une leçon de jeu vidéo en plein dans les dents, un peu comme un proverbe pour Ninja : un grand jeu n’est jamais dur, mais il peut être exigeant.

Plus concrètement, même si on meurt beaucoup dans ce jeu, et que l’adversaire le plus « faible » (tout est relatif) peut vous faire très mal en un rien de temps, les possibilités très larges du gameplay font qu’on n’a jamais l’impression de mourir de manière injuste. Chaque combat s’aborde d’une manière différente, ce qui demande un petit temps de réflexion pour comprendre comment triompher de chaque nouvel ennemi, que ce soit pour l’armement à utiliser, ou par exemple pour savoir s’il faut préférer le combat aérien au plancher des vaches. Je ne vais pas faire une analyse complète, d’une parce que je n’aurais pas fini avant la prochaine fin du monde (prévue pour bientôt, mais chut, faut pas le dire), de deux parce que cet approche tactique fait tout le sel de Ninja Gaiden.

Et pour les plus acharnés, cet opus, comme les suivants, dispose de modes de difficulté encore plus élevés. Chose intéressante pour ces derniers, ils ne se contentent pas d’augmenter bêtement les dégâts que vous prenez et de réduire ceux que vous infligez, mais donnent à TOUS vos adversaires (boss compris!) une flopée de techniques supplémentaires, entre garde/contre-attaque et autres projections si vous vous approchez d’un peu trop près. Préparez-vous à vivre l’Enfer, mais quelle satisfaction de réussir à avancer…

 

ninja gaiden

Aucune allusion aux moeurs charnelles de nos amis nippons ne sera faite dans cet article… au fait, c’est de sang de démon dont elle est recouverte.

 

Raison n°3 : vous avez dit « bref, mais intense »?

Et vous avez raison… en partie. Car si ce jeu est une superbe expérience du début à la fin, il faut aussi signaler qu’il vous faudra pas mal de temps pour atteindre la salvatrice scène de fin. Pas tant à cause de la difficulté, mais surtout parce que les seize niveaux de ce Ninja Gaiden vont vous prendre une bonne vingtaine d’heures pour être vaincus. Ces derniers sont vastes, ouverts et surtout connectés entre eux, dans la veine d’un Metroid. Si bien que vous prendrez fréquemment le choix de retourner dans un niveau déjà visité pour découvrir des zones fermées lors de votre première venue.

De plus, un petit élément va vous prendre beaucoup de temps lors de votre aventure : la chasse aux insectes! Enfin, aux scarabées d’or pour être précis. Disséminés dans l’ensemble des niveaux, et pour la plupart particulièrement bien cachés, ces derniers vous donneront droit à une foule de cadeaux très sympathiques, allant des armes supplémentaires aux upgrades permanentes pour Ryu. Un conseil, n’hésitez pas à vous arrêter dans chaque salle suspecte et prendre un instant pour observer, le jeu en vaut largement la chandelle.

Enfin, petite cerise sur le gâteau, vous pourrez débloquer les trois épisodes NES d’époque, dans leur livrée d’époque. Mais à moins de vouloir ruiner la Sécu en antidépresseurs, je ne vous conseille pas vraiment d’y jouer. Non, franchement, n’essayez pas, vous vous feriez du mal, et je n’aime pas ça (enfin, juste de perdre des lecteurs, après le reste…).

En bref, la durée de vie comme la replay value (l’intérêt de recommencer le jeu une fois celui-ci terminé) sont excellentes, si vous accrochez au concept « original » qu’il propose et qu’un peu d’action de haute volée ne vous effraye pas…

N'espérez pas que ce démon fasse le boulot à votre place : vous êtes le prochain sur le menu.

N’espérez pas que ce démon fasse le boulot à votre place : vous êtes le prochain sur le menu.

 

Voilà donc en substance ce qui fait de ce Ninja Gaiden, à mon sens, un classique des Beat’Em All modernes. Technique, prenant et mettant les talents du joueur à rude épreuve, tout joueur se prétendant chevronné devrait se frotter au moins une fois à ce titre. Je trouve dommage que cette série se soit autant perdue avec les épisodes suivants (notamment la suite directe, que je trouve ratée à plusieurs titres), mais ce premier épisode est encore plutôt facile à trouver grâce a de nombreuses rééditions. Un détail à noter, la version XBox d’origine est entièrement jouable sur 360. Bref, les plus aguerris auraient tort de se priver…

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